Les start-ups européennes bénéficient du coup de pouce de l’après-Covid

Les start-ups européennes bénéficient du coup de pouce de l’après-Covid

À l’approche d’une récession mondiale, de nombreuses entreprises se trouvent confrontées à une crise existentielle. La pandémie de coronavirus a mis fin à une période d’expansion économique effrénée, provoquant une forte hausse du chômage et obligeant les gouvernements européens à mettre en place des plans de sauvetage des entreprises pour tenter d’endiguer la vague d’insolvabilité.

Des temps difficiles nous attendent, mais tout n’est pas sombre. Alors que l’attention des décideurs politiques européens est résolument tournée vers la remise sur les rails de l’économie de l’Union grâce à un plan de relance conçu pour accélérer la transition vers le numérique et l’écologie, la crise pourrait en fait annoncer le début d’un âge d’or pour les start-ups européennes.

Aller de l’avant

Les États-Unis et l’Asie ont bénéficié d’une avance considérable lors du boom des start-ups. Cependant, l’Europe a régulièrement rattrapé son retard et devrait se remettre à résister davantage à la pandémie. Non seulement l’Europe a maîtrisé la pandémie bien plus rapidement que les États-Unis, mais le système de protection sociale existant en Europe, ainsi que l’approche collective de ses gouvernements visant à préserver les emplois pendant la période de fermeture, plutôt que de laisser le chômage s’envoler, portent leurs fruits.

S’il sera difficile de revenir au statu quo, le dernier krach financier mondial prouve que les crises sont un moteur de l’innovation. Les chiffres montrent qu’après 2008, les investisseurs ont été plus nombreux à prendre des risques lors des phases d’amorçage, par exemple, une tendance qui pourrait se répéter lorsque des entrepreneurs nouvellement au chômage créent des start-ups, à la fois pour lutter contre le chômage et pour résoudre des problèmes sociaux urgents.

Les start-ups technologiques en plein essor

Certaines start-ups européennes sont particulièrement bien placées pour se développer dans le sillage de la crise. Prenez la plateforme de médias sociaux Yubo, basée en France, dont les fondateurs figurent sur la liste des moins de 30 ans du Forbes de cette année. L’objectif de la société, qui est de favoriser les amitiés à distance entre les jeunes de 13 à 25 ans grâce à la diffusion de vidéos en direct et à la messagerie instantanée, semblait particulièrement clairvoyant pendant la pandémie. Pour les jeunes qui ont soudainement été contraints de renoncer à la socialisation en personne avec leurs pairs, dont la recherche a montré qu’elle était essentielle à leur développement, l’application s’est révélée une ressource vitale.

Alors que les mesures de confinement nécessaires pour ralentir la propagation de Covid-19 fermaient les écoles, les cinémas et les salles de concert, la génération Z s’est tournée vers ses smartphones à la fois pour assurer sa subsistance sociale et pour discuter des questions politiques urgentes du jour, avec des sites comme Yubo ou Houseparty offrant une plateforme sûre et flexible pour la socialisation et les débats en groupe. Les chiffres de Yubo concernant les inscriptions quotidiennes parlent d’eux-mêmes, ayant plus que doublé en nombre depuis le début de l’année 2020 pour atteindre 30 000 à la mi-avril. Avec l’incertitude qui persiste quant à la réouverture complète des écoles aux États-Unis, au Royaume-Uni et au Canada, les pays qui se taillent la part du lion dans la base d’utilisateurs de Yubo, la popularité des applications de diffusion en direct devrait encore augmenter.