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Le chômage en France

Phénomène palpable en France depuis les années 70, le chômage touche aujourd’hui de plus en plus de français. En France, le taux de chômage a commencé à atteindre un seuil non négligeable à partir de la fin des « Trente Glorieuses », en raison des crises économiques et financières de l’époque. Aujourd’hui, le chômage en France est un véritable sujet de débat de la politique économique du pays, bien que la mesure effective de ce taux de chômage reste plus ou moins ambiguë. En effet, selon les définitions prises en compte, la classification du chômeur peut varier. Dans le cas général, c’est la définition de l’Organisation Internationale du Travail (OIT) qui est pris en compte. Cette définition stipule que le chômeur est une personne appartenant à la population active, qui ne possède pas d’emploi, à la recherche de travail. Une seconde définition est également utilisée par Pôle Emploi pour recenser et chiffrer le chômage en France. Selon cette organisation, « un demandeur d’emploi » est un chômeur, à la recherche d’emploi, inscrit à Pôle Emploi. De ce constat, on peut dire que les données sur le chômage en France est dispersé, car un chômeur non inscrit à Pôle Emploi sera compté parmi la base de données de l’OIT.

Parallèlement à cela, en France, les chômeurs inscrits à Pôle Emploi sont classés en 6 catégories selon le temps de travail effectif mensuel et son enthousiasme à la recherche d’emploi. La catégorie A regroupe pour l’essentiel les demandeurs d’emploi qui sont tenus de faire des actes positifs c’est-à-dire de faire un investissement personnel dans la recherche d’emplois. La catégorie B quant à elle regroupe les demandeurs d’emploi qui doivent faire des actes positifs dans la recherche d’emplois et qui ont effectué un travail réduit (moins de 78 h dans le mois). La catégorie C recense les demandeurs d’emploi devant faire preuve d’actes positifs pour la recherche d’emploi et qui ont effectué plus de 78 h de travail dans le mois. Enfin, la catégorie D et E regroupe les demandeurs d’emploi qui n’ont pas à effectuer des actes positifs pour la recherche d’emplois en raison de stage, de formation, de maladie ou en bénéficiant de contrats aidés.

Du point de vue macroéconomique, et notamment en comparaison avec ses voisins européens, le taux de chômage en France s’aligne dans la moyenne européenne. Il reste toutefois plus élevé face aux autres puissances économiques européennes que sont le Royaume-Uni ou l’Allemagne. Selon les explications de quelques économistes, la cause des principales du taux élevé de chômage en France serait le niveau important du SMIC. Selon ces derniers, le SMIC trop élevé impacterait les chômeurs les moins qualifiés, car le coût du travail serait trop élevé pour l’employeur face à une productivité faible. Autrement dit, le SMIC ne serait pas un outil pertinent pour lutter contre la pauvreté en France, car elle détruirait l’emploi. Toutefois, le chômage français possède plusieurs symptômes propres. Le premier étant l’augmentation forte du chômage de longue durée c’est-à-dire de plus d’un an. On notera également la dégradation de l’emploi industriel à coup de délocalisation des usines de production ou de fermeture d’usine sans oublier un fort taux de chômage chez les jeunes de 15 à 30 % ces 3 dernières décennies. Un autre constat est également fait : la prolifération des emplois précaires en CDD au détriment des emplois stables en CDI. En effet, en cas de crises ou de difficulté économiques, les entreprises ciblent généralement les postes les moins impératifs telles que les intérimaires ou les emplois en CDD. Tous ces constats font aujourd’hui que le chômage en France est au centre des discussions et des politiques du Gouvernement.


Pôle Emploi : au service de l’insertion professionnelle

Pôle Emploi est le service de l’emploi en France. Crée après la fusion du service de l’Agence Nationale Pour l’Emploi (ANPE) et du réseau Assedic par la loi du 13 février 2008 relative à la réforme du service public de l’emploi, Pôle Emploi est aujourd’hui le service qui accompagne les demandeurs d’emploi dans tout le processus de demande de travail. Ce service a pour mission d’une part d’indemniser les demandeurs d’emploi et de les accompagner dans la recherche d’emploi et d’autre part faciliter le processus de recrutement des entreprises.

Pour l’essentiel, Pôle Emploi définit 6 missions essentielles à savoir :

  • L’accueil et l’accompagnement des personnes à la recherche d’emploi, de formations, d’un conseil professionnel ou d’une assistance à l’insertion professionnelle ;
  • La prospection et la mise en relation : le service collecte les offres d’emploi émises par les entreprises et facilite la mise en relation avec les demandeurs. Pôle Emploi assure également les conseils en recrutement ainsi que le suivi des demandes et offres d’emploi ;
  • Le suivi, le contrôle et la mise à jour de la liste des demandeurs de travail à travers le territoire français ;
  • L’indemnisation des demandeurs d’emploi ;
  • La collecte et la maîtrise des données inhérentes aux emplois en France ;
  • Le relai des politiques publiques par la mise en œuvre de toutes les actions édictées par l’État, les collectivités territoriales et l’UNEDIC.

Ces missions visent à favoriser et faciliter l’insertion professionnelle des demandeurs d’emploi. Ainsi, Pôle Emploi se donne le rôle d’accompagnateur et de facilitateur pour l’employabilité des chômeurs à la recherche de poste. L’organisation veille à proposer un accompagnement sous diverses formes afin que chaque demandeur puisse trouver un poste qui lui convient. D’ailleurs, l’accompagnement Pôle Emploi se décompose en plusieurs services d’aides et d’assistance. L’accompagnement renforcé est sans conteste la prestation la plus importante. Ce service se destine aux personnes qui requièrent un entretien régulier avec un conseiller afin de faciliter le processus de recrutement. Ce service se destine notamment aux personnes qui ont le plus besoin d’assistance pour la recherche d’emploi. L’accompagnement guidé relève du même besoin d’assistance pour le demandeur d’emploi mais dont l’assistance et le conseil peut se faire par téléphone, message, ou mail et dans une moindre mesure par entretien physique. Le service de suivi et d’appui à la recherche se destine aux demandeurs les plus autonomes. La prestation du conseiller Pôle Emploi se résume alors à la gestion et à l’envoi d’offres d’emploi afin que les demandeurs soient toujours actifs dans leur recherche d’emploi. Enfin, l’accompagnement global est un service d’assistance globale effectué avec des Conseils départementaux qui assurent l’accompagnement social des demandeurs d’emploi. Mais au-delà de ces services, Pôle Emploi veille à prendre une part active dans les responsabilités sociétales. En effet, l’organisme vise à « agir en acteur social exemplaire » par de là 4 axes d’actions :

  • Rendre les services accessibles à tous ;
  • Lutter contre la discrimination et promouvoir la diversité ;
  • Adopter des habitudes de consommation responsable en faveur de l’insertion professionnelle ;
  • Respecter l’environnement en réduisant l’empreinte environnementale.

En quelques chiffres, Pôle Emploi c’est 4 241 613 retours à l’emploi, un taux de satisfaction de l’ordre de 70 % aussi bien pour les demandeurs d’emplois que les entreprises et 95 % de taux de paiement dans les délais. Pour plus d’information sur les services Pôle Emploi, cliquez ici.


UNIDEC : l’organisation en charge de l’allocation chômage

L’UNIDEC ou l’union nationale interprofessionnelle pour l’emploi dans l’industrie et le commerce est une association de droit privé selon la loi 1901 relative aux associations qui a pour principale mission l’administration des allocations chômage. En dépit de son caractère privé, elle assure néanmoins une mission d’ordre public. L’UNIDEC a été jusqu’en 2008, un exécutant des politiques de l’emploi grâce à son réseau des ASSEDIC, en collectant les cotisations chômage et en indemnisant les chômeurs en demande d’emploi. Après la fusion du réseau avec l’ANPE pour la création de Pôle Emploi, l’action de l’association s’est concentrée sur le pilotage et la gestion des politiques d’assurances chômage par le biais de plusieurs missions. En effet, l’UNEDIC assiste et conseille les partenaires sociaux par le biais d’études statistiques, de projection ou d’analyse afin de simuler et de corriger les nouvelles règles négociées par les partenaires sociaux en ce qui concerne l’assurance chômage. Cette organisation veille également à sécuriser les règles en les inscrivants dans les textes réglementaires tels que les conventions d’assurance chômage, les accords d’applications ou circulaires. L’UNIDEC veille également au contrôle et au suivi du financement des partenaires sociaux afin de garantir le versement mensuel de chaque allocation. Il faut également savoir que l’UNIDEC a pour mission de sensibiliser et de faire connaître aux demandeurs d’emploi les règles en vigueur, leur sens et application ainsi que leur évolution dans le temps. Parmi les missions, de l’UNIDEC, le pilotage de l’indemnisation en collaboration avec les autres opérateurs tels que Pôle Emploi est l’une des plus importantes. Sans oublier l’évaluation de l’impact de l’Assurance chômage par le biais d’indicateurs préétablis et d’études collaboratives avec les autres opérateurs partenaires.

L’UNEDIC travaille en étroite collaboration avec Pôle Emploi pour offrir aux demandeurs d’emploi, une ressource financière nécessaire durant le processus de recherche d’emploi afin d’assurer leur survie au quotidien. Concrètement, L’UNEDIC assure la transmission des allocations chômages mensuelles à verser pour les demandeurs d’emplois indemnisés par l’Assurance chômage. Elle procède également au contrôle et à la vérification de l’application des règles d’indemnisations fixées par les organisations patronales et partenaires sociaux. L’UNEDIC s’occupe également d’effectuer un versement de 10 % à Pôle Emploi sur les cotisations collectées afin d’en assurer le bon fonctionnement. Enfin, sous la supervision de l’Etat, l’UNEDIC définit les objectifs de Pôle Emploi pour les questions d’indemnisation et d’accompagnement sur les demandeurs d’emploi. D’ailleurs les 2 organisations travaillent en étroite collaboration afin de piloter les réalisations.


Horizon 2019 : 800 postes à supprimer à Pole emploi

Publié le 01/10/2018

Grande fut la surprise des employés de Pôle Emploi à la présentation du budget 2019. En effet, l’Etat, sous couvert d’une meilleure productivité, a annoncé la suppression de 800 postes à Pôle Emploi. À la présentation des budgets de fonctionnement des différents ministères, celui de l’emploi a subi un recul de 2 milliards d’euros par rapport à l’an dernier. Cette restriction a eu pour conséquence de réduire les travailleurs publics et notamment celui de Pôle Emploi. En effet, compte tenu de la situation, ce service public en charge de l’accompagnement des sans-emplois, devrait réduire l’équivalent de 800 postes. Une situation désastreuse pour Pôle Emploi qui avait déjà vécu des difficultés à accompagner les demandeurs d’emploi pour cette année 2018. Pour cause, cette situation fait suite à une demande du ministre du Travail à ce que l’organisme en charge d’assister les demandeurs de travail, à rechercher une « méthodologie robuste » pour améliorer la productivité de Pôle Emploi. Pourtant, la réalité sur terrain est catastrophique. La baisse des dotations en 2018 avait déjà bousculé les conditions de travail des agents et assistants aux services de Pôle Emploi. En effet, certains agents vivaient le stress de tous les jours sur les obligations de performance et de résultat pour les personnes prises en charge. Le constat a mis la lumière sur des conditions de travail inimaginables. En effet, un agent Pôle Emploi pouvait prendre en charge jusqu’à 300 dossiers de demandeur d’emploi journalièrement avec des obligations de réussite. Aujourd’hui avec la réduction drastique du budget de fonctionnement, Pôle Emploi doit relever un challenge des plus corsés avec une obligation de faire mieux avec moins de ressources et de main d’œuvre.


État des lieux : La situation du chômage en France en 2018

Publié le 01/10/2018

Récemment, l’INSEE a annoncé une baisse de 8,8 % du taux de chômage jusqu’à la fin de l’année en France, malgré un ralentissement de l’économie. D’ici la fin d’année, le taux de chômage devrait à nouveau se réduire après une augmentation palpable en début de trimestre 2018. Selon les projections de l’INSEE, résumé dans sa note  « Ciel voilé en Europe », le taux de chômage devrait observer une réduction de 8,8 % dans l’ensemble du territoire français. Cette situation fait écho à la situation de fin d’année 2017 où le taux de chômage avait baissé de 9 % pour remonter dans les premiers trimestres de 2018 à un taux de 9,2 %. Toujours selon les observations de l’INSEE, le taux de chômage devrait passer de 8,9 à 8,8 % pour le 4e trimestre de 2018, avec un taux de chômage annuel en nette diminution de 0,2 sur l’ensemble de l’année 2018. Cette réduction palpable du chômage est la résultante d’une forte création d’emploi, soit 183 000 emplois sur l’année 2018 en supplément des 340 000 postes crées en 2017. Ces créations de postes seraient capables d’absorber approximativement 169 000 personnes actives. Toutefois, ces résultats devraient être pris avec parcimonie en raison du ralentissement économique et des activités sur l’année 2018.  En parallèle à ces constats, la santé économique de la France semble en mauvais état. L’année 2018 est sous le signe d’un ralentissement économique après avoir atteint en 2017. Selon les projections de l’institut de statistique, le PIB devrait augmenter de 0,4 % sur le 3e et 4e trimestre 2018, après des résultats mitigés sur le 1er et 2e trimestre 2018. Selon la note de l’INSEE, ce statut est la conséquence directe de la croissance fulgurante observée en 2017. La consommation des ménages reste à un niveau bas et les grèves engendrent une baisse de l’activité, sans oublier les revers d’un taux d’inflation en nette augmentation et la flambée des prix du pétrole. On notera également la prolifération des tensions européennes ainsi que la naissance de politiques protectionnistes de certains membres de l’Union Européenne.


Une nouvelle négociation de l’UNEDIC à l’assemblée des députés

Publié le 01/10/2018

À l’annonce d’une nouvelle réforme de l’assurance chômage par Emmanuel Macron, L’UNEDIC a entamé de nouvelles négociations à l’assemblée des députés. Cette négociation avait pour objectif la mise en place d’un amendement sur le projet de loi qui faciliterait le choix libre d’un avenir professionnel. Cet amendement a pour objectif de faire évoluer les allocations chômages, de faciliter l’accès à l’apprentissage ainsi qu’à la formation professionnelle. Cette nouvelle négociation avait mis entre autres l’accent sur la lutte contre la précarité dans l’emploi, et par conséquent du cumul de l’allocation chômage-salaire. Ce projet de loi a pour viser de négocier avec les partenaires sociaux la mise en place d’une allocation chômage de longue durée pour les chômeurs qui auraient dépassé leur droit fixé à 3 ans maximum. Aujourd’hui, les chômeurs de plus d’une année sont indemnisés pendant une durée de 2 ans avant d’être pris en charge par la suite par l’Allocation de solidarité spécifique ou ASS. Pour l’heure, si le Sénat semble avoir rejeté la proposition gouvernementale, les députés quant à eux semblent propices à un vote positif de la loi en rétablissant quelques lignes révoquées comme la contribution patronale d’assurance-chômage en fonction du nombre de fins de contrats, que le Sénat avait rejetés. Le projet de loi continue à animer l’hémicycle, mais la tendance penche vers une adoption définitive de la loi avant la pause estivale.